Loteries et Paris de l’État étudie la possibilité de substituer le dixième de loterie par un reçu électronique, similaire à un ticket. Le public pourrait l’obtenir des distributeurs automatiques qui s’installeront dans des stations de gaz, kiosques et restaurants. Les associations de loteries s’uniront pour éviter la disparition du dixième de loterie qui a 200 ans d’histoire.
L’on veut entreprendre un changement révolutionnaire dans le système espagnol de loteries, dépendance du Ministère d’Économie et Finances, qui aura comme dernière conséquence la substitution du dixième actuel par un simple rapport électronique qui sortira d’une terminale, où la numération jouée figurera.
Les vendeurs de loterie sont naturellement très préoccupés par la situation puisqu’ils pensent qu’avec ce nouveau système les personnes achèteront chaque fois moins de billets, et encore moins le feront dans les administrations ou agences de loteries.
La situation est critique pour eux, les 4 200 administrations de loterie qu’il y a en Espagne se complaignent non seulement des changements, mais aussi de la désinformation et du manque de dialogue.
Le problème vient, selon l’alertent les représentants des vendeurs de loterie, quant l’on veut profiter de ce changement pour “expérimenter avec les jeux de l’État qui jouissent de très bonne santé et avec le réseau de ventes actuel, professionnel et qui multiplie par six la productivité du reste des réseaux d’Europe ». En fait, l’industrie du jeu de l’État espagnol qui facture 10 000 millions d’euros par an et suppose près de 2 700 millions d’euros pour le trésor publique.
Dès les associations l’on veut revendiquer que la loterie nationale espagnole est un jeu unique dans le monde, qu’il s’agit de l’industrie de jeux de l’État qui s’est accrut le plus en Europe et celle qui a augmenté le plus ses ventes dans le même pays, par dessus les bingos, casinos, la once et les machines à sous, raison pour laquelle ils ne comprennent pas pourquoi tel acharnement de vouloir changer quelque chose qui fonctionne. En ce sens, ils expliquent qu’actuellement les 4200 points de vente génèrent plus de bénéfices à l’État –avec moins de population et moins de rente- que les 40 000 français ou les 26 000 anglais.
La clé pour eux est évidente, la professionnalisation. Considérons un entrepreneur qui a une affaire principale qui lui donne un bénéfice considérable, il est certain qu’il ne va pas le négliger pour vendre un dixième de loterie qui lui laisse une faible marge du 3%. « De cette façon ils vont finir avec l’intérêt des personnes dans ce jeu, avec la magie et avec les plus de 12 000 personnes qui travaillent dans ces établissements ».












